MAÏJA DISSEAU

 

Maître-Praticienne en Hypnose Humaniste

&

 Praticienne Spécialisée en

Thérapie Symbolique Avancée

diplômée de

l'Institut Français d'Hypnose Humaniste & Ericksonienne

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Bénéfices Secondaires

En pratiquant l'hypnose depuis huit mois maintenant je suis perpétuellement émue par la capacité que l'être humain a de changer...de s'améliorer...mais je suis aussi fascinée par sa capacité à vouloir rester dans des situations d'inconfort !

Alors j'ai pris le temps de réfléchir à mon cas...on est jamais mieux servis que par soi même!  Je crois être intelligente...non, je suis intelligente émotionnellement et cognitivement...j'ai du bon sens et pourtant je me suis permise de rester coincée dans un comportement indésirable pendant vingt ans! Et pourquoi ???

 

BÉNÉFICES SECONDAIRES

 

Non ce ne sont pas des intérêts de banque! Mais des intérêts personnels qu'on a du mal à remplacer...

Prenons un exemple concret...le tabagisme. Je suis sure que les fumeurs se reconnaitrons mais que tous les autres comprendrons mieux pourquoi ils font du surplace.

Deux personnes sur huit qui viennent me consulter pour l'arrêt de la cigarette se trouvent confrontés à des difficultés dans cette démarche malgré leur intention sincère. La cigarette offre souvent des bénéfices secondaires, qu'il ne faut surtout pas perdre quand on décide d'arrêter de fumer !

Un exemple de bénéfice secondaire est celui de prendre du temps pour soi.

De nos jours la « vie » nous demande beaucoup d'efforts et d'engagements, la cigarette est une excuse socialement acceptable pour prendre du temps pour soi, un moment qui nous est dédié.

Ces cigarettes ne sont pas dues à un besoin de nicotine (puisque ce n'est pas une dépendance physique), mais à un réel besoin psychologique de faire une pause, de prendre du temps pour nous.

Bien évidemment, le fait de prendre du temps pour nous...de nous poser...est souvent aussi le bénéfice secondaire de prendre une 'pause cigarette' au travail.

Ce n'est pas la cigarette dont on a besoin, c'est simplement de faire un 'break' et prendre du temps pour nous.

Et il est aussi vrai que fumer une cigarette dans le même contexte ne donne pas nécessairement le même bénéfice secondaire à tout le monde.

Par exemple, si l'on fume une cigarette avec nos collègues durant une pause au travail, ce n'est peut-être pas tant pour prendre du temps pour nous, que pour sentir que l'on fait partie du groupe, que l'on appartient.

Même comportement, mais pour un bénéfice secondaire différent.

Un autre exemple de bénéfice secondaire du tabagisme est celui de marquer des transitions.

Quatre cigarettes servent souvent à marquer une transition...celle de la pause café du matin, celle après le repas de midi, celle durant la pause café de l'après-midi et celle en rentrant chez soi le soir...ou même celle avant de dormir.

En fait, ces cigarettes sont des repères qui marquent des points précis dans le temps, des transitions à des moments clés de la journée.

Autre bénéfice secondaire du tabagisme...la sensation de contrôle.

«C'est moi qui décide ce que je vais faire et quand le faire.»

C'est une façon de sentir qu'on a le contrôle dans certaines situations, par exemple au travail...ou même par rapport à son conjoint ou ses parents !

Enfin un dernier exemple c'est celui de la notion de récompense.

Longue réunion...un boulot rébarbatif...un effort particulier...

La cigarette devient alors 'la carotte' qu'on s'offre en contrepartie.

S'il y a un bénéfice secondaire, celui-ci ne correspond qu'à quelques cigarettes 'clés' dans la journée.

Le reste des cigarettes sont un automatisme sans bénéfices secondaires.

 

Ce qui est important de comprendre dans cette histoire de bénéfice secondaire c'est qu'il faut le préserver afin que le subconscient soit rassuré.

Par exemple si on arrête de fumer et qu'on ne fait plus de pauses au travail, alors que le bénéfice secondaire était de prendre du temps pour soi durant la journée, cela va être difficile d'être non-fumeur puisque les besoins psychologiques ne seront pas respectés.

Les « problèmes » n'ont pas que des inconvénients « conscients », ils ont aussi des avantages « inconscients »...les bénéfices secondaires ! C'est à cause d'eux notamment que l'on a tant de mal à résoudre nos problèmes...

Découvrez les bénéfices secondaires de vos problèmes et vous commencerez à y voir plus clair car on a souvent tout intérêt à se coltiner inconsciemment un problème...

« Je m'ennuie dans ma vie conjugale...mais je jouis d'un réel confort matériel grâce à mon conjoint »...bénéfice secondaire ! que l'on va tenir à conserver, même si c'est au prix d'une vie affective sans relief...

Être tout le temps en échec (et donc s'en plaindre à qui veut l'entendre) donne un certain statut : celui de victime...bénéfice secondaire ! La victime s'arrangera toujours pour fédérer autrui autour de soi et de son malheur...

Quand on creuse l'origine du bénéfice secondaire on tombe sur la non-prise de risque...la peur. Il y a derrière cela l'idée de se préserver, en ne prenant pas le risque de s'exposer à des situations où on craint de ne pas être à la hauteur. Ainsi, en n'osant rien, rien ne se passe: on est rassuré, mais on se retrouve aussi frustré car rien n'avance dans sa vie...c'est profondément idiot, mais beaucoup d'entre nous fonctionnent sur ce schéma !

Une autre façon d'envisager le besoin de l'échec est de considérer que ce dernier est peut être plus facile à assumer que le succès! Il faut en effet assumer la culpabilité (plus ou moins consciente) face à des proches qui n'ont, par exemple, pas aussi bien réussi que soi dans telle ou telle entreprise, l'échec étant alors un moyen idéal de se saboter soi-même, en s'affranchissant ainsi de la culpabilité. 

On peut aussi inconsciemment redouter la solitude ou l'exclusion qui découle d'une position de succès, dans un environnement où autrui ne réussirait pas autant et nourrirait même une certaine jalousie...

Ce discours a attisé votre curiosité? Deux excellents ouvrages de Paul Watzlawick (spécialiste sur la question du changement et de la résistance au changement) sur le sujet « Comment réussir à échouer » de aux éditions Seuil et plus récemment « Faites vous même votre malheur » aux éditions Points.

Bien à vous, 

Maija