MAÏJA DISSEAU

 

Constellations Familiales

***

Maître-Praticienne en Hypnose Humaniste

&

 Praticienne Spécialisée en

Thérapie Symbolique Avancée

diplômée de

l'Institut Français d'Hypnose Humaniste & Ericksonienne

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Auto Érotisation

Il y a quelques semaines j’ai pris la parole chez une amie sur le sujet de l’hypnose…les gens voulaient connaitre l’utilité de cette pratique…j’ai donc fais le tour, addictions, phobies, thérapie et en voulant parler de problématiques sexuelles j’ai prononcé le mot “tabou”…cette amie a sursauté en exclamant “ah non! il faut qu’on se défasse de cette façon de parler d’un sujet qui ne doit pas être tabou!”…je lui dois une fière chandelle…depuis que j’exerce je rencontre un grand nombre de femmes qui vivent dans l’aridité sensuelle sous prétexte que c’est “tabou”! C’est un sujet délicat car par déontologie je me dois de respecter les croyances religieuses, politiques et philosophiques de mes clients et ne poser aucun geste, ne prononcer aucune parole ou jugement discriminatoire…donc je dois respecter qu’une femme en manqué de sensualité ne veuille pas aborder le sujet de l’auto érotisation.


Cela ne m’empêche pas de vous faire part de mes pensées sur le sujet en espérant que ça puisse en illuminer quelques unes et pourquoi pas…quelques uns!


Auto Érotisation...


Ce terme va de suite vous faire penser à «masturbation» n’est-ca pas ? C’est à dire provoquer le plaisir sexuel par l’excitation manuelle des parties génitales dans l’intention d’atteindre l’orgasme…et là je vois de grandes enseignes lumineuses afficher


TABOU !!!


Je préfère de loin le concept plus holistique de «auto érotisation»: stimulation mentale…émotionnelle…sensorielle et/ou manuelle avec l’intention d’avoir du plaisir sensoriel…sexuel et/ou un orgasme.


Est-ce « mal »? Non…c’est tout à fait normal.


La plupart d’entre nous savons que la masturbation est un apprentissage indispensable à la sexualité car il mène à la découverte de son corps. Si l’on considère l’auto érotisation comme une activité sexuelle accompagnant la femme depuis l’enfance ou l’adolescence et reconnue comme pouvant enrichir sa sexualité, pourquoi semble-t-elle toujours tabou, de nos jours? Pourquoi beaucoup de femmes qui se masturbent ou qui justement n’arrivent pas à le faire, se sentent honteuses par rapport à l’auto érotisation?


Longtemps, sous la tradition judéo-chrétienne, l’auto érotisation a été condamnée et critiquée, en occident. En orient la donnée a été différente au temps de Khalil Gibran mais malheureusement aujourd’hui le monde oriental a rejoint la pensée occidentale sur ce sujet.


Encore aujourd’hui, le sens premier du mot « masturbation », issu du latin manus signifiant « main » et stupratio étant l’action de souiller, semble demeurer dans nos inconscients pour nous hanter.


Parmi les mythes associés à la masturbation, il y a eu celui selon lequel la masturbation rend sourd…ou même aveugle et n’oublions pas celui où le sperme joue un rôle très important dans le fonctionnement de nos organismes et où son « gaspillage » (par la masturbation) nous affaiblit et peut même provoquer chez nous des graves maladies. Au 18e siècle, on rendit l’auto érotisation responsable de plusieurs maux et maladies, par exemple la tuberculose, l’épilepsie, la folie…les maladies mentales, l’impuissance, les troubles visuels et auditifs…assez marrant que personne n’ai mentionné le seul maux plausible : la tendinite du poignet !


Jusqu’au commencement du 20e siècle, toute activité sexuelle ne visant pas la reproduction (merci Saint Paul !) aura été perçue comme malsaine, tant d’un point de vue moral que médical. Ainsi, la masturbation fut longtemps vue comme un vice pouvant nuire à la santé (physique, psychologique, morale) de l’individu qui la pratiquait.


Freud, entre autres, a amené l’auto érotisation à devenir un sujet de débat public et scientifique…on passe de trouble…vice…à pratique acceptable…peut être même « normale ».



Les scientifiques ainsi que les médecins ont « découvert » (eureka !) que l’auto érotisation n’est pas dangereuse…elle n’a aucun effet nocif sur la santé…bien au contraire ! Toutefois, le tabou, l’aspect malsain de la chose est malheureusement bien ancré, surtout chez la femme.


Autoérotisation : des bienfaits pour soi… et pour nous deux !


L’auto érotisation permet l’exploration et la découverte de son corps et en favorise la connaissance: elle peut nous aider à atteindre l’orgasme durant les rapports sexuels. Lorsqu’on est à l’aise avec son corps, on réussit non seulement à être plus attentive à ses désirs, mais aussi à ce que désire notre partenaire.


Elle permet de mieux comprendre le mécanisme d’excitation et de jouissance.


Elle nous offre une grande détente et soulage le stress car pendant l’orgasme, notre corps libère trois hormones: l’ocytocine, l’endorphine à l’action calmante (200 fois plus puissante que la morphine !) et la sérotonine…un antidépresseur naturel.


Elle nous apporte un certain bien-être…lorsqu’on pense au plaisir sexuel, le cerveau libère de la dopamine, qui est une substance chimique liée au plaisir…ça nous éviterait de nous gaver de chocolat pour le même résultat !


Elle peut soulager les crampes menstruelles, principalement grâce à l’orgasme et aux hormones libérées durant l’excitation sexuelle.


Elle peut nous amener à connaître l’orgasme si on n’y parvient pas avec un partenaire.


Elle peut soulager l’insomnie par une baisse de la pression sanguine et une hausse du sentiment de détente.



Elle peut protéger contre les troubles cardiaques, favorisant la production d’œstrogènes.



Elle peut favoriser une longue vie…oui ! oui ! Savez vous que vivre deux orgasmes par semaine augmenterait la durée de vie grâce à la production de l’hormone DHEA, une hormone qui renforce notre système immunitaire ??


Il n’est jamais trop tard pour jouir… d’une sexualité riche et épanouie.


La sexualité, c’est quelque chose qui se développe, c’est un art dans lequel on peut progresser à tout âge. Avec de la pratique (l’exploration de son corps, de ses goûts, que ce soit avec son partenaire ou seule), une certaine éducation et l’abandon nécessaire toute femme peut connaitre l’épanouissement sexuel.`


L’acceptation de soi et le lâcher-prise sont essentiels pour accéder au plaisir…à l’orgasme…à la satisfaction sexuelle.


Mais comment fait-on pour y accéder si on manque d’amour pour soi, si on est complexée, si notre sentiment de culpabilité par rapport à l’auto érotisation ou la sexualité nous hante?


Développer son amour pour soi et sa confiance en soi est d’une importance capitale pour plus de bien être et de mieux être.